C0A4: BELGIQUE "démocratique": ACTION AUTO 5

From: Evelyse Begon
Sent: Tuesday, August 30, 2011 2:31 PM
 
Subject: TR: ACTION AUTO 5
 

 

From: u63bst@acv-csc.be
Date: Tue, 30 Aug 2011 10:04:48 +0200
Subject: ACTION AUTO 5
To:

 

BONJOUR

 

VOICI UN MESSAGE DE LA PART DE IRENE PETRE, PERMANENTE NATIONALE DU SECTEUR COMMERCE

CET APPEL EST EVIDEMMENT DESTINE A TOUT LE MONDE, PAS UNIQUEMENT AUX MILITANTS COMMERCE

 

Cher-e-s,

 

Pépé et ses 3 collègues ne sont toujours pas réintégrés.

Demain mercredi, 2 ou 3 cars partiront pour Lille, remplis de militant-e-s qui iront dire à Norauto que nous n’acceptons pas ces licenciements injustes et non fondés.

 

Cette action sera suivie immédiatement d’une autre.

Samedi 3 septembre nous fermerons à nouveau tous les AUTO 5 intégrés en Wallonie et à Bruxelles.

Les militant-e-s du Commerce ont répondu massivement présent-e-s le week-end dernier.  Il faut que nous soyons encore plus nombreux ce samedi parce qu’il n’est pas inimaginable que le ton se durcisse avec le temps.

 

Comme précédemment merci de mobiliser l’ensemble des militant-e-s du secteur : ce licenciement nous concerne tou-te-s !

L’indemnité de grève sera payée à ceux qui perdraient leur journée.

A votre disposition pour toute question à ce propos.

 

Bonne mobilisation

 

Irène Pêtre

Secrétaire Nationale

 

 

 

CPNAE 27 Aug 2011 
Tous les centres Auto 5 de Wallonie et de Bruxelles sont fermés

Ce samedi, tous les centres intégrés Auto 5 sont fermés, par solidarité avec le centre Auto 5 de Waterloo. Les travailleurs apportent ainsi leur soutien complet à Giuseppe Di Verde, délégué CNE, et 3 de ses collègues, tous licenciés abusivement ce mercredi 24 août.


Lors de la conférence de presse de ce samedi matin, Felipe Van Keirsbilck, secrétaire général de la CNE, a d’abord replacé le dossier dans son contexte : « Nous sommes à quelques mois des élections sociales, la protection des délégués est donc au plus bas. Ce qui se passe chez Auto 5, c’est ce qu’on appelle « la chasse aux délégués » (1) : l’entreprise tente de se débarrasser de son contre-pouvoir, au moment où c’est le plus avantageux », explique-t-il.
 
Cette semaine, la direction d’Auto 5 a créé l’amalgame entre le licenciement des 4 travailleurs et une affaire de harcèlement qui remonte à décembre 2010, à coups de communiqués de presse habiles. Jean-Raymond Demptinne, secrétaire permanent régional, a donc ensuite remis les choses au clair en rappelant les faits : « En décembre 2010, un travailleur dépose plainte auprès de sa direction, pour harcèlement moral. Après enquête du conseiller en prévention, la direction reçoit un rapport indiquant que des faits de harcèlement avaient été commis. Le travailleur accusé est convoqué, en présence de son délégué, Giuseppe Di Verde. La direction, le travailleur accusé et le délégué concluent un accord sur la sanction adéquate et mesurée au regard des faits : une note au dossier du travailleur accusé. L’affaire est bouclée. Et puis, s’inquiétant de ne pas voir arriver cette note dans le dossier du travailleur concerné, Giuseppe m’appelle. Après quelques semaines, non seulement la direction revient sur sa parole, mais en plus elle décide de licencier 3 autres travailleurs jusque là non impliqués, dont Giuseppe. »
 
Giuseppe Di Verde raconte alors « l’opération commando » menée par la direction pour avertir les 4 travailleurs de leur licenciement : " Le directeur général d’Auto 5, Monsieur Lebourgeois, est venu me trouver dans l’atelier. J’étais en train de travailler sur un véhicule, lorsqu’il m’a demandé de le suivre pour discuter. Je l’ai suivi dehors, pensant que nous allions discuter de la note au dossier qui n’arrivait pas. 

Après quelques mètres, je m’étonne de la direction que nous prenons : Monsieur Lebourgeois m’emmène vers l’hôtel Ibis un peu plus loin, disant que l’endroit est plus calme pour discuter. Arrivé devant l’hôtel, Monsieur Lebourgeois m’entraîne au club de tennis juste derrière, et je m’aperçois que Madame Kinif DRH, nous attend. Ils m’annoncent tous les deux que la collaboration s’arrête là. Pensant toujours qu’ils parlaient du travailleur mis en cause dans l’affaire de harcèlement et déjà sanctionné, j’essaie de discuter. C’est à ce moment qu’ils me disent : « Monsieur Di Verde, nous parlons de notre collaboration avec vous. » J’étais estomaqué. 

Au même moment, deux de mes collègues reçoivent la visite de quatre personnes responsables de l’entreprise,  envoyées par la direction. Ces personnes avaient attendu que je quitte le centre avec le directeur, dans une voiture sur le parking, pour annoncer à mes collègues qu’ils étaient également licenciés sur le champ. Monsieur Lebourgeois m’a simplement dit qu’en Belgique, la loi permet à l’entreprise de licencier un travailleur comme elle le veut, du moment qu’elle paie les indemnités de rupture. J’ai répondu que ça ne se passerait pas comme ça.


La quatrième personne, qui ne travaillait pas ce jour-là pour cause d’accident de travail, a reçu le lendemain sa notification de renvoi immédiat. Mes trois collègues et moi-même sommes licenciés pour motifs graves, avec paiement d’indemnité de rupture pour nous tous ce 24 août 2011 à 12h 30."

Jean-Raymond Demptinne a ensuite relevé l’hypocrisie de la direction : « La direction a reçu le rapport début juillet. Pourquoi n’a-t-elle pas engagé la procédure de licenciement pour faute grave à l’encontre de Giuseppe à ce moment-là ? Parce qu’elle savait pertinemment que dans ce cas, c’est le tribunal du travail qui aurait tranché, et que la faute grave aurait dû être prouvée. Au contraire, elle a directement proposé à Giuseppe de lui payer son indemnité de rupture, sa protection syndicale et l’outplacement sans discuter ! »
 
L’entreprise considère ainsi qu’elle peut renvoyer des travailleurs non fautifs sur le champs, puisqu’elle donne de l’argent. Giuseppe n’en veut pas : « C’est une question de principe ! Ni moi, ni mes collègues ne méritons d’être licenciés, même si on nous paie ! »
 
Accusé d’insubordination par la direction dans sa lettre de licenciement, Giuseppe tient encore à répondre, manifestement ému : « Si insubordination veut dire défendre le respect des travailleurs, du règlement de travail, de la loi et des acquis, si insubordination veut dire contester les mauvaises décisions de l’entreprise, si insubordination veut dire constituer un contre-pouvoir face à la direction, alors oui, je suis coupable d’insubordination. Mais c’est mon boulot de délégué. Et ça fait 30 ans que je le fais. »
 
La CNE exige donc la réintégration des 4 travailleurs et prévoit des actions dans les prochains jours, notamment auprès du groupe français Norauto, auquel appartient Auto 5. Le centre Auto 5 de Waterloo sera quant à lui fermé toute la semaine prochaine, suite au choix unanime des 11 collègues de Giuseppe.


En savoir plus


(1) La protection des délégués syndicaux fixe le montant de l’indemnité de rupture, composée d’une partie fixe (de 2 à 4 ans de salaire selon l’ancienneté du travailleur dans l’entreprise), et d’une partie variable, calculée selon le laps de temps entre le licenciement du travailleur et les élections sociales suivantes. Pour éviter que des candidats délégués potentiels ne soient licenciés juste avant les élections, tous les travailleurs bénéficient de « la protection occulte » à partir de janvier 2012. La période durant laquelle licencier un délégué syndical coûte le moins cher à l’entreprise se situe donc juste avant janvier.


Piquet de grève au Centre Auto 5 de Waterloo ce samedi 27 août 11




Giuseppe, dit "Pépé" est entouré par ses collègues et des militants d'autres secteurs qui le connaissent depuis longtemps.


















Les travailleurs qui sont venus le soutenir restent sous le choc de la nouvelle.





 

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Paulauskas alain, le 28-08-2011 (15:44)
Courage à Pépé et ses collègues...les liégeois sont (aussi) avec vous!

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